Take My Breath Away

(J’interromps mes chroniques de Niigata – sur lesquelles j’ai déjà pris bien du retard hum – pour vous raconter une expérience que j’ai vécue lors de mon retour à Tôkyô au cours de la mi-juillet.)

Le titre de cet article est un clin d’œil à un lecteur assidu qui se reconnaîtra.
Sauf que ce n’est pas Tom Cruise qui m’a époustouflée mais quelque chose de bien plus grande envergure…

Un proverbe japonais dit que celui qui gravit le Mont Fuji une fois est un sage et que celui qui le gravit deux fois est un fou. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec la deuxième partie. Pour ma part, je dirais plutôt UN PUT@*N DE MASOCHISTE, OUI !
Vous l’aurez compris : j’ai tenté l’aventure !

Ah le Mont Fuji ! Point culminant du Japon du haut de ses 3776 mètres, ce majestueux volcan alimente la culture japonaise depuis des siècles. Poèmes, chansons, estampes etc., il semble être une source inépuisable d’inspiration, à tel point qu’il a intégré le patrimoine culturel mondial en 2013. On comprend pourquoi les Japonais, qui révèrent la nature, en ont fait une montagne sacrée.

Pourquoi me suis-je lancée dans cette entreprise ? La perspective de contempler le point du jour depuis le toit du pays du Soleil-Levant était tentante et comme je ne suis pas très sportive, je pense que j’avais envie de savoir si j’en étais capable.
En cas de réussite comme en cas d’échec, je me disais que cette escapade en altitude m’offrirait quelques heures de pause loin de la fournaise tokyoïte et que ce serait toujours bon à prendre.

La saison d’ouverture pour l’ascension est juillet-août. A cette période, le chemin est balisé, les refuges nombreux et un guide n’est pas nécessaire, ce qui permet aux randonneurs du dimanche dont je fais partie de se lancer dans l’aventure dans une relative sécurité. Je dis relative car même s’il ne faut pas une condition physique extraordinaire, ce n’est pas pour autant une promenade de santé et il faut bien se renseigner avant d’entreprendre l’ascension. Chaque année, des gens doivent être secourus en hélicoptère faute de préparation.

C’est donc après avoir lu beaucoup de témoignages, réuni tout le matériel nécessaire et m’être bien reposée que je montai dans le bus à Shinjuku le mardi 17 juillet à 16h45. J’avais choisi exprès un jour de semaine avant les vacances scolaires japonaises pour minimiser la foule. Les prévisions météo étaient optimales : pas de pluie ni de typhon ni même trop de nuages annoncés. Il n’y avait presque que des touristes français dans le bus mais je me retrouvai assise à côté d’une petite mamie japonaise.
J’avais un peu peur ; j’aurais bien aimée être accompagnée mais mes amis travaillant, personne n’était disponible ni/ou motivé à ce moment-là.

Le Mont Fuji compte dix stations de sa base jusqu’au sommet et propose quatre chemins de randonnée différents, plus ou moins difficiles. La grande majorité des randonneurs se lance dans l’ascension depuis le sentier Yoshida, le plus facile, et démarre de la 5ème station, située à 2305 mètres d’altitude. C’est précisément là que le bus nous déposa vers 19h00. Le soleil était en train de se coucher, offrant au regard une palette de couleurs chaudes allant du jaune vif à l’orange foncé sur fond bleu/violet en passant par des nuances de rose. Il faisait dans les 25°, soit déjà dix de moins qu’à Tôkyô.
Selon les prévisions, l’aurore devait poindre vers 4h15 et le soleil se lever une demi-heure plus tard. D’après ce que j’avais lu, l’ascension prenait entre 5h à 8h selon la condition physique et la foule ; sachant que les sentiers se rejoignent un peu avant le sommet, il fallait prévoir quelques embouteillages. J’avais prévu de la marge pour pouvoir y aller à mon rythme sans me mettre de pression et pouvoir faire autant de pauses que nécessaire.

Je passai une heure à la 5ème station pour que mon corps s’habitue à l’altitude.
J’en profitai pour boire un peu et manger un morceau. J’avais emporté 2 litres d’eau, des bananes, des fruits secs, des boulettes de riz, un œuf dur, des barres énergétiques et du sucre. On peut acheter ce genre de choses dans les stations qui jalonnent le parcours mais les prix étant bien évidemment proportionnels à l’altitude, j’avais préféré emporter tout ce qu’il fallait.

J’allai aux toilettes pour me changer, troquai ma jupe et mes sandales contre un legging et des bonnes chaussures de marche, enfilai un sous-pull Heatech par-dessus mon T-shirt, enroulai une petite serviette autour de mon cou et coiffai ma lampe frontale, achetée pour l’occasion dans un 100 Yens Shop. L’avantage d’être partie pour un an, c’est que j’avais déjà des affaires d’hiver, contrairement aux gens qui viennent juste pendant les vacances d’été. L’avantage d’être frileuse, c’est que j’avais plein de vêtements et accessoires bien chauds. J’accrochai l’amulette que m’avait offert Yûji-san pour les voyages sans encombres, j’achetai un bâton de marche à la boutique souvenir et à 20h00 j’étais fin prête pour commencer l’ascension.

Je n’avais pas fait trois pas qu’un garçon qui finissait de se préparer m’interpella en anglais :
« Tu es toute seule ?
– Oui.
– Tu veux monter avec nous ? me demanda-t-il en désignant sa copine.
– Avec plaisir ! »

J’avais lu qu’il était fréquent que des groupes se forment au cours de l’ascension, que, portés par un but commun, les gens faisaient preuve de camaraderie et se soutenaient mutuellement, mais jamais je n’aurai pensé en faire l’expérience avant même de commencer l’ascension. C’est ainsi que je fis la connaissance de Fiona et Scott, un couple d’Ecossais venus passer un mois au Japon pour fêter la fin de leurs études.
Par chance, il s’avéra que nous avions tous les trois à peu près la même constitution (comme je l’ai dit, je ne suis pas très sportive mais à défaut, je suis au moins une bonne marcheuse ; j’essaie de faire environ 6 km par jour).

Nous nous acquittâmes du don de 1000 yens mis en place pour la préservation du Mont Fuji depuis qu’il fait partie du patrimoine culturel mondial et nous mîmes en route.

L’ascension commença par un chemin bétonné légèrement boisé et assez peu pentu qui laissa vite place à un sentier de terre. Nous atteignîmes la 6ème station avec une facilité déconcertante, tout en se doutant bien que ça n’allait pas durer. Néanmoins, pas de difficulté majeure jusqu’à la 7ème station, située à 2700 mètres d’altitude.
Nous fîmes quelques pauses pour contempler les points scintillants que formaient les villes en contrebas ; au loin on pouvait admirer un orage éclater, striant le ciel nocturne de ses éclairs (et en espérant qu’il ne se déplace pas jusqu’à nous).
Nous croisions assez peu de monde, la plupart des marcheurs commençant l’ascension plus tard, ou bien plus tôt en choisissant de dormir quelques heures dans un refuge. J’avais pris le parti de ne pas réserver de place car j’avais lu que l’on se « reposait » dans une pièce commune et éclairée, où les gens allaient et venaient et où l’on entendait les autres randonneurs discuter à l’extérieur. Me connaissant, je savais qu’il m’aurait été impossible de dormir dans ces conditions et j’avais peur qu’il soit plus difficile de se remettre en route après. Fiona et Scott raisonnaient de la même façon.
Même à la 7ème station, il faisait étonnamment toujours plutôt bon et il n’y avait quasiment pas de vent. En revanche, je commençai à ressentir quelques difficultés à respirer mais après quelques inhalations de Ventoline, le problème disparut.

C’est à partir de là, passée la 7ème station que les choses commencèrent à se corser.
Le sentier de randonnée creusé à flanc de montagne disparut, remplacé par une montée très rocailleuse, faite d’un amas de caillasse et de morceaux de lave séchée prêts à se dérober pour peu qu’on place mal ses pieds ou ses mains. Je me félicitai d’avoir acheté des gants grippant ainsi que le bâton de marche qui m’était d’une grande aide pour me hisser d’un pan de roches à un autre, m’aidant aussi de ma main libre pour grimper.
Le poids non négligeable du sac à dos représentait une difficulté supplémentaire et pour m’encourager, je pensais à Sangoku, le héros de Dragon Ball, qui porte des poids pour corser son entraînement et le rendre plus efficace. Et même si je n’étais pas très à l’aise à l’idée d’être en legging moulant, les enjambées nécessitaient parfois une telle amplitude qu’il fallait un vêtement souple. La température avait chuté aux alentours des 11° mais nous transpirions tellement sous l’effort que nous ne ressentions pas le froid du tout. Jusqu’au sommet, le chemin allait se résumer à ce type de parcours, alternant avec des escaliers aux marches très hautes et des passages un peu moins « verticaux » et caillouteux qui pour le coup, paraissaient presque reposants malgré l’inclinaison de la pente. Je me dis que les sept années où j’avais vécu dans une petite chambre de bonne située au 8ème étage sans ascenseur n’avaient pas été vaines et m’aidaient sûrement à traverser cette montée sans trop de difficulté.

Le temps pour accéder à la 8ème station nous parut interminable, pratiquement trois heures la séparaient de la 7ème, et comme par fourberie, il existe une « ancienne 8ème station » et une « 8ème station premiers secours » qui vous donnent l’impression que vous n’atteindrez jamais la vraie (qui n’est pas suivie par la 9ème mais par la 8,5ème geuh). Nous prenions parfois quelques minutes pour souffler un peu et en profiter pour admirer les étoiles. L’avantage de faire l’ascension de nuit, c’est qu’on ne voit pas clairement où est le sommet, ce qui peut être être décourageant, et qu’il est ainsi plus facile de se focaliser sur ce qu’il y a immédiatement devant soi. J’étais contente d’avoir Fiona et Scott à mes côtés ; je ne pense pas que je me serais découragée sans eux, mais le fait de pouvoir discuter nous distrayait de l’effort, même si plus nous avancions, moins nous parlions si ce n’est pour échanger quelques encouragements.

Heureusement, le parcours était jalonné de refuges où nous prenions le temps de faire de petites pauses d’une dizaine de minutes, pour boire, grignoter, nous étirer un peu et rajouter une couche de vêtement le cas échéant. Certaines personnes faisaient des siestes à même le sol histoire de récupérer un peu d’énergie avant de finir l’ascension (j’ai lu que les refuges ne laissaient pas entrer les gens sans réservation, même pour se réchauffer). Cependant, il ne fallait pas trop traîner car nous pouvions voir en contrebas les lueurs des lampes frontales se succéder à la file indienne.
Le temps d’enfiler un bonnet et une doudoune sans manche et c’était reparti.

L’ascension des deux dernières stations furent les plus éprouvantes, non pas à cause du parcours en soi, mais à cause de la foule. Les différents sentiers de randonnée se rejoignent à l’approche du sommet, occasionnant des embouteillages.
La file avançait à deux à l’heure, s’arrêtait parfois sans raison apparente, puis reprenait le temps d’avancer de quelques mètres puis s’arrêtait de nouveau.
Le froid et le vent s’était installés, plus mordants en raison de l’arrêt soudain des efforts physiques soutenus. Les nuages ne permettaient qu’une visibilité très réduite.
Nous étions contents d’avoir prévu de la marge car à ce rythme, nous n’allions pas avoir beaucoup d’avance sur le lever du soleil.

Et puis, enfin, vers 3h30, au-dessus des nuages, après une ultime volée de marches bien raides, nous franchîmes le dernier torii du parcours et atteignîmes le sommet, le toit du Japon du haut de ses 3776 mètres.
« On l’a fait… On y est… – Vraiment ? – Oui, on dirait bien. »

Nous prîmes place sur des bancs face à l’Est. Ils étaient tout humides mais nous n’étions plus à ça près. Même si le vent n’était heureusement pas violent, la température était glaciale, sûrement proche du 0. J’enfilai un jean, une polaire et m’emmitouflait dans une couverture de survie que Lo m’avait proposé sans conviction, vestige de son bunker hivernal. Comme j’étais contente de l’avoir acceptée, ainsi que les petites chaufferettes ! Il ne restait plus qu’à attendre.

Comme annoncé, le ciel commença à s’éclaircir vers 4h15.
D’un bleu foncé avec une ligne rose à l’horizon, il prit progressivement des teintes orange vif. Le sommet des montagnes voisines dépassaient légèrement de la mer de nuages qui nous entourait. Presque personne ne parlait.
Et puis, le soleil apparut, déversant une mare d’or pur incandescent sur l’horizon, comme pour s’annoncer. Il restait timidement caché derrière quelques nuages noirs mais son rayonnement était tel qu’il ne pouvait pas dissimuler sa forme ronde, de plus en plus visible à mesure qu’il s’élevait dans le ciel.
Je n’avais jamais rien vu de tel et même si j’essaie de le retranscrire du mieux que je peux, c’est un spectacle au-delà des mots. Oubliée, la fatigue ; oubliée, la douleur.
Il ne restait que le moment présent. Je sentis un sentiment étrange m’envahir, mélange de fierté d’avoir atteint ce sommet symbolique et paradoxalement conscience de n’être rien du tout, un être insignifiant mais en même temps parfaitement à sa place.
Certains Japonais levaient les bras vers le ciel en criant « Banzai » (longue vie).

Je perdis un peu la notion du temps. Je ne sais pas combien de temps nous restâmes assis, à nous reposer. Une fois le soleil levé, la température se réchauffa sensiblement, même au petit matin. Le drapeau japonais flottait fièrement au vent sur le toit du refuge. J’hallucinai en constatant la présence de deux distributeurs automatiques de boissons, à deux pas du sanctuaire. Un des lieux communs sur le Japon est sa dualité entre tradition et modernité, mais j’avais là un exemple frappant sous les yeux.
Sans parler de l’accès Wi-Fi (oui, oui).

Je fis graver mon bâton de marche au sanctuaire par un moine peu avenant, moyennant 300 yens. Il était possible de le faire à chaque station par les gens des refuges mais je n’en avais pas ressenti l’envie jusque-là. Mais quand même. Le sommet, quoi !
On n’échappe pas à un peu de vanité.

Dans le refuge, des gens se réchauffaient en mangeant du curry ou des soupes de nouilles. D’autres achetaient des souvenirs ou des cartes postales qui pouvaient être expédiées depuis le sommet-même, au Japon ou à l’étranger.

Nous nous approchâmes du cratère mais renonçâmes à en faire le tour, aussi impressionnant que ce soit, car il aurait fallu compter une bonne heure et nous préférions économiser nos forces pour la descente.

Ha. La descente.

C’est là que commence véritablement le calvaire du Mont Fuji.

Et pas parce que vous avez passé une nuit blanche à fournir un effort physique soutenu, non (enfin si, sûrement un peu). Parce que ce sont des kilomètres de pente raide, caillouteuse et glissante en zigzag répétitifs, sous le cagnard. Youpi.

J’enlevai plusieurs épaisseurs de vêtements, nouai un foulard sur ma tête, mis mes lunettes de soleil, remis ma serviette autour du cou pour éponger la transpiration et un masque pour me couvrir le nez et la bouche afin d’éviter la poussière rouge soulevée par les foulées des autres marcheurs. Le sol était très glissant, je vis beaucoup de gens se casser la figure et me tordis moi-même les chevilles un bon nombre de fois alors que j’étais extrêmement vigilante. Je me disais que j’étais vraiment stupide de m’être lancée là-dedans et que j’aurais l’air bien bête pour la suite du séjour si je me foulais la cheville. Je maugréai que cette ascension aurait dû rester interdite aux femmes car ça m’aurait évité bien des tracas (la montagne est sacrée et dans la religion shintô, les femmes sont considérées comme impures en raison de leurs menstruations et de l’accouchement).
Je n’osai même pas profiter du paysage car le chemin n’était pas balisé et j’avais une peur irrationnelle de tomber.
J’étais toujours avec Fiona et Scott mais nous échangions à peine quelques mots, chacun étant à bout de force. A chaque virage, la même chose nous attendait, encore et encore. Mes genoux, mes chevilles et mes orteils me faisaient souffrir. Même ma main, à force d’être cramponnée à mon bâton. Ma nuque aussi, à cause du poids du sac.
Je me faisais l’effet d’un supplicié de la mythologie grecque, condamné à endurer le même châtiment répétitif pour l’éternité.

Par chance, il me restait de l’eau et quelques snacks à grignoter. Mais il n’y avait pas d’endroit pour faire de pause, ni d’ombre. Il fallut marcher quasiment deux heures et demi avant de trouver des toilettes. Elles n’avaient pas manqué lors de l’ascension : pestilentielles et payantes, certes, mais en nombre suffisant.

Je n’en pouvais plus mais je n’avais pas le choix, il fallait bien continuer.
J’essayai d’avancer mécaniquement en faisant le vide. Je me disais que si je m’arrêtais trop longtemps, je n’aurai plus la force de repartir. C’est bien vrai quand on dit que les derniers kilomètres sont les plus longs. Sur la fin, chaque pas me faisait mal, je pouvais presque sentir les cailloux à travers la semelle de mes chaussures.
Mon corps m’a ramenée jusqu’au point de départ et a montré ses limites quand j’ai manqué de m’évanouir en faisant la queue pour acheter un ticket de bus.
Ne sachant pas à quelle heure je serai de retour à la 5ème station, je n’avais rien réservé.
Il nous avait fallu environ quatre heures pour redescendre, mais elles nous avaient semblé durer bien plus.

Le fond de ma bouteille, une dosette de sucre et l’aide de Fiona me redonnèrent juste assez d’énergie pour acheter un ticket, faire un high-five avec mes compagnons et m’engouffrer dans le bus de 10h00. Je n’avais pas pris le temps de m’étirer, ni même de me changer, je voulais juste m’asseoir, fermer les yeux et ne plus bouger.

Je pus me reposer un peu pendant les deux heures et quelques de trajet. En arrivant à Shinjuku et en sortant du bus climatisé, les 35° de Tôkyô me frappèrent de plein fouet. J’avais toujours mes deux épaisseurs de pantalon, mes chaussettes en laine, mes grosses chaussures et mon sous-pull Heatech. Entre ça, mon foulard sur la tête en mode pirate, mon bâton de marche et le fait que j’étais recouverte de poussière rouge, j’avais un bon look de merde et je ne m’étais jamais sentie aussi sale. Mais je n’en avais rien à faire.

Arrivée à Nakano, je me traînai en mode zombie jusqu’à un restaurant italien d’une chaîne bon marché pour y engloutir des pâtes et une pizza. A l’appartement, je déposai toutes mes affaires en vrac et pris la douche la plus agréable de ma vie avant d’aller m’effondrer sur le matelas.

J’avais le corps en miettes. Je parvins tout de même à me traîner le soir jusqu’aux bains publics avec Lo, persuadée qu’un bon bain et une alternance chaud/froid aideraient mes muscles à se détendre. Mouais. Deux jours plus tard, je boitille dans les escaliers et j’ai l’arrière des mollets très endoloris. Ils sont tellement durs que je suis sûre que je pourrais briser des nuques entre. Oui, drôle d’idée, j’en conviens.

Alors, est-ce que le spectacle valait le coup ? Oui, assurément. Est-ce que je le referai ? Jamais de la vie.

Admirez-moi ça.

(Au passage, j’ai explosé mon record de pas : pas moins de 40 000 entre l’ascension et la descente. Je pense que je ne ferai jamais mieux…)

6 commentaires sur “Take My Breath Away

  1. That’s the spirit !!
    No other comment at this time… maybe a little later.

    For the moment…utter and total RESPECT.

    I think this is my favorite read to date.

    Hope you’ve recuperated….I would recommend seeing a physical therapist or chyropractor for a massage (no joke, you probably need it).

    Cheers on your fantastic accomplishment.

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  2. Here’s your next challenge:
    2018 New York City Marathon will be at 10:40 AM on
    Sunday, November 4
    All times are in Atlantic Standard Time.

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  3. Mon ange,
    Quel plaisir de te lire, c’est vraiment un régal ! Tu as l’art et la manière de nous faire partager tes ressentis. J’ai presque l’impression d’avoir fait cette ascension avec toi dis-donc ! je plaisante bien sûr car j’aurais été bien incapable d’en faire ne serait-ce que la moitié. Mais je crois que la beauté du spectacle valait bien cet effort considérable. Et c’est très sympa que tu aies pu le faire aux côtés de ce jeune couple. Mille fois bravo ma Camille, J’étais déjà très fière de ma grande fille depuis longtemps, mais alors là : chapeau bas Mademoiselle. Et je comprends mieux le proverbe qui dit que le faire 2 fois est fou. Reprends des forces ma jolie Filoute, mais tu garderas à jamais ces merveilleux souvenirs. Tu es riche ma Camille (oh peut-être pas trop du côté des petits sous dans la popoche) mais ce qui restera de ce si beau voyage n’a pas de prix et c’est à toi. Je t’aime et t’embrasse très fort.

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  4. BRAVO ma Camille ! Mamie se joint à moi pour te dire toute notre admiration devant ton exploit (parce que c’en est un !!). De plus, tes photos sont superbes et on avait l’impression d’être là, à tes côtés pour voir le soleil se lever, sans avoir eu le mal de grimper… et surtout de redescendre ! belle expérience, même si elle a été parfois douloureuse… cela ferait-il écho à l’expression « être un mal pour un bien » ? quizàs, quizàs, quizàs !
    Et comme l’écrit Chris : RESPECT !
    grosses bises de Mamie et Marraine

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  5. Bravo ma Greluche :D, je crois que rien que pour ça, ce voyage a été la meilleure des choses. Ca reste gravé à vie. Continue à profiter et à nous en faire profiter !!! Et je veux voir le bâton à ton retour 😉

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